AOC Petit Chablis, Chablis, Chablis 1ers Crus - Certification Qualité France    Bio-Bourgogne    Culture Biologique depuis 1991                       
A la vigne
Le 17/10/2016

 Le millésime 2016...

Le millésime 2016 s'inscrit déjà comme un millésime historique.
C'est pour tous les vignerons un millésime à oublier mais qui restera dans les mémoires...
Durant toute la campagne, les vignerons auront lutté contre la nature afin de tenter de sauver un minimum de récolte avec très souvent peu de résultat.
Avril nous a apporté 2 nuits de gel dévastateur détruisant à la fois les plateaux et les fonds de vallée, Mai 2 soirées de grêle comme jamais, en Juin la pluviométrie reccord alliée à des températures élevées a favorisé le Mildiou jusqu'à des seuils encore jamais connus, Aout a apporté comme partout en France une canicule qui a séché les quelques raisins qui subsistaient...
Toutes ces catastrophes ont été inédites à la fois par leur intensité individuelle mais aussi par leur apparition ensemble sur la même campagne, fragilisant la plante qui n'a pas réussi à lutter contre tous ces aléas.
A certains moments (et ce n'est pas encore gagné) j'ai même craint pour la pérénité de la plante elle même, pour la survie des ceps! Il est certain que nous en payerons encore les méfaits dans les 2 ou 3 années à venir.
Mais à quoi bon lutter contre la nature alors qu'on sait d'avance qui va gagner?
C'est bien inquiétant pour la suite car toute la profession Paysanne a été durement touchée cette année vignerons mais aussi céréaliers et maraîchers...
Les agriculteurs doivent pouvoir nourrir une population toujours plus nombreuse... Le pourrons-nous dans le futur si Dame Nature n'est pas bienveillante?




Travaux d'automne.

Les vendanges terminées depuis quelques semaines, ce n'est pas pour autant que les vignerons sont en vacances!
Les travaux de taille ne commenceront qu'à la mi Novembre, lorsque les feuilles seront tombées et la sève redescendue, mais pour le moment, et depuis quelques semaines déjà, nous sommes occupés à préparer les remplacement des ceps morts.
En effet, en raison des certaines maladies du bois, plus répandues aujourd'hui qu'il y a quelques années, c'est entre 3 et 5% des pieds qui meurent chaque année et qu'il faut donc remplacer. Pour ce qui nous concerne, c'est environ 4500 ceps par an qui sont replantés.
En plus du coût important des ceps repiqués (plus un tuteur), c'est un travail collossal qui nous mobilise 8 à 10 semaines  par an.
Il faut savoir qu'il n'y a pas si longtemps, avant que la loi l'interdise en 2003, un très grand nombre de vignerons traitaient leurs vignes contre ce type de maladie avec de l'arsénite de sodium!
C'est bon les grillades aux sarments de vigne... Vous en reprendrez bien un peu?
Trève de plaisanterie. Je pense qu'il est inutile de vous dire que ce produit n'a jamais été utilisé chez nous!